souffrance psychique

Date: 
28/05/2018

L'Institut In Viam propose des formations pour accompagner les personnes en situation de maladie ou de handicap psychique. 

Les structures médico-sociales telles que les foyers de vie, SAVS, CITL ou foyers MAS accueillent de plus en plus des personnes dont la maladie psychique est devenue un véritable handicap. Les équipes d’accompagnement sont amenées sur un nouveau terrain auquel elles sont peu préparées par leur formation initiale. Cela pose de multiples questions :

Comment comprendre la maladie ou le handicap psychique et la personne ?
Comment se situer devant la personne et sa réalité propre ? L’accepter, est-ce « renforcer son délire » ou faut-il la « ramener sur terre » ? Quand et pourquoi ?
Comment penser, déceler, construire avec la personne une conscience partagée de son handicap, de sa liberté de choix et de sa capacité à exprimer un consentement éclairé ? Il en va de même pour sa participation dans la durée à une vie commune ou la mise en œuvre d’un projet individualisé.

Pour le professionnel, quel travail sur soi et quelle posture ?
Comment accompagner et rassurer la personne accueillie si le professionnel se sent lui-même perdu, confus, voire apeuré ou impuissant devant ce qui apparaît souvent incompréhensible ou imprévisible ?
Comment trouver cet équilibre entre la nécessaire sensibilité pour la souffrance de l’autre et la mise à distance, aussi nécessaire, pour remplir sa mission éducative et accompagnante ?

Vu la résonance particulière de la maladie psychique sur l’entourage, y compris pour le professionnel, l’enjeu pour les membres de l’équipe est de trouver un équilibre non clivé dans leur engagement dans la relation d'aide en tant que professionnel et en tant que personne. On aurait tendance à vouloir « laisser à la porte » cette dimension personnelle pendant les heures de travail, alors qu’il s’agit au contraire d'être pleinement sujet en face d’autrui, lui aussi pleinement sujet, dans un accompagnement humain et humanisant, que ce soit en temps de crise, de régression ou pendant des phases apaisées.

Il est évident que la qualité de l’accompagnement repose sur la solidité et la finesse de l’équipe de terrain, en diapason avec les cadres ainsi que le corps médical et paramédical. Tout dépendra de leur capacité d’adopter une posture impliquée et juste, dans les moments exigeant une distance professionnelle comme dans les moments exigeants une proximité professionnelle.

Par exemple dans une Maison d’accueil spécialisé l’équipe de direction a voulu renforcer les connaissances des professionnels (AMP, aides-soignants, éducateurs, animateurs d’activités de jour) pour ce qui était des maladies et handicaps psychiques auxquels ils sont confrontés dans leur établissement. A partir de leurs connaissances déjà existantes ils ont pu s’exprimer sur l’impact de ces maladies et handicaps psychiques sur leur relation d’aide avec les résidents. Des discours et comportements qui étaient vécus comme des non-sens et, de ce fait, déstabilisants, ont alors pu recouvrir un sens et un aspect humain. Stabilisés eux-mêmes dans la relation d’aide par le sentiment et la conviction de faire quelque chose de sensé, et par le regard humain porté sur autrui, les professionnels de cet établissement sont ainsi entrés davantage dans une relation respectueuse des personnes accompagnées comme d’eux-mêmes.

Ainsi l’Institut In Viam propose des dispositifs de formation-action, adaptés à chaque réalité de terrain, qui ont un réel impact sur la pratique des professionnels et la qualité de vie dans les établissements. Nous insistons sur la dignité de tous: celle de la personne qui ne se résume pas à un handicap psychique, et celle des professionnels avec leur besoin vital de disposer d’un espace qui permet de mettre des mots, de retrouver du sens. Ceci est indispensable pour poser les bases d’un véritable accompagnement de sujet à sujet.

Notre méthodologie articule des apports de fond sur la compréhension de la maladie psychique, des points de repère pour l'accompagnement des personnes et des mises en situation engageant le corps en permettant l'expérimentation. Sur demande, nous pouvons également faire intervenir une personne vivant avec une maladie ou un handicap psychique, suffisamment lucide pour transmettre son expérience.

Dans la Maison d’accueil spécialisée évoquée ci-dessus, cette formation-action a eu des impacts à plusieurs niveaux :

  • la découverte d’une cohérence là où l’équipe ne voyait que des comportements et discours décousus ;
  • le sentiment d’impuissance qui cède la place à une nouvelle implication dans la relation d’accompagnement, avec le réalisme nécessaire de se contenter des « petits pas » ;
  • grâce à l’approche corporelle, la capacité de voir les situations autrement, et surtout ses propres réactions, et d’être créatif dans sa réponse éducative ;
  • une compréhension plus fine des situations, une plus grande sérénité devant les « surprises » du quotidien ;
  • et surtout, l’envie de rester dans une dynamique d'apprentissage continu qui fait le lien entre la formation proprement dite et le terrain.

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