Père Gérard vous répond

Posez votre question à frère Marc

Vous trouverez ici des extraits de réponse à quelques questions qui ont été posées au Père Gérard.

"Père Gérard a eu d'importantes responsabilités pastorales dans plusieurs diocèses de France. Maintenant en "retraite active " il prêche des retraites spirituelles tout en étant souvent en service auprès de communautés de l'Arche et de Foi et Lumière." Merci.

Votre question pourra rejoindre d'autres internautes qui vivent une situation proche de la vôtre.

Par ce partage, ensemble nous grandissons dans la foi et l'espérance.

Si votre question ne relève pas de sa compétence, Père Gérard se réserve la possibilité de l'envoyer au service Écoute - Conseil de l'OCH qui prendra le relais.


  • Emmanuelle : Je cherche la lumière de la véritable rencontre. Mais mon handicap fait de moi une personne seule. Et Dieu ne suffit pas à apaiser ma souffrance.

    Chère Emmanuelle,


    L'épreuve de la solitude s'ajoute à l'épreuve de votre handicap. Ce désir d'une véritable rencontre est bien normal, bien légitime. Il saisit tout votre être mais il n'est pas exaucé actuellement et je peux comprendre la souffrance intérieure qui est la vôtre. Dieu ne suffit pas à apaiser ma souffrance, m'écrivez-vous. Personnellement j'ai un peu de peine avec cette expression mais je vois bien ce que vous voulez dire. Il me semble qu'il est plus exact de dire que, dans l'union à Dieu ( la vie de foi ) nous recevons la force de vivre avec nos épreuves, de les traverser, parfois de les surmonter. Peut-être ferez-vous un jour cette véritable rencontre à laquelle vous aspirez tant. Il faut en tout cas continuer de l'espérer mais ce qui compte c'est votre relation confiante et fidèle avec Jésus par la prière, la Parole de Dieu, les sacrements, une vie fraternelle en Eglise. Je crois qu'ainsi, même si vous avez des moments de lassitude ou de trop grande souffrance intérieure, vous pourrez à la fois "tenir" et ne pas passer à côté de tout ce qui est beau dans votre vie, en particulier l'amour que les autres ont pour vous et celui que vous avez pour eux.
     

  • Joseph : Des amis ont un fils malade psychique. Peut-on leur conseiller le sacrement des malades. Est-ce adapté à une personne en souffrance psychique ?

    Le sacrement des malades peut être proposé à toutes les personnes dont la santé est gravement atteinte, qu'il s'agisse d'une maladie chronique ou non, ou encore de la faiblesse et de la fragilité du grand âge. Vos amis peuvent donc très bien demander ce sacrement pour leur fils en souffrance psychique. C'est habituellement le malade qui exprime sa confiance en Jésus en demandant ce sacrement (qu'on lui aura présenter au cas où il ne le connaîtrait pas bien.) Il y a aussi des situations où, pour une raison ou pour une autre, le malade ne peut pas ou ne peut plus s'exprimer. Alors ce sera la foi de ses proches ou de sa communauté qui donnera sens à la démarche en supposant, autant que faire se peut, le consentement du malade.

    Pour nous catholiques, les sacrements sont des signes par lesquels Jésus agit en nous par son Esprit et nous communique l'amour du Père. Par un sacrement Jésus nous fortifie pour telle mission ou dans telle situation. Le sacrement de l'onction des malades peut  parfois nous apporter aussi une amélioration dans la santé voire même la guérison.

     

  • Simon : Je n’arrive pas à pardonner ma mère qui s’est suicidée, comment avancer ?

    Cher Simon,

     

    La mort de votre maman par suicide vous cause une grande souffrance mais elle ne s'est pas suicidée pour vous faire souffrir, vous le savez bien.

    " Oui, me direz-vous, mais elle aurait pu penser à moi. Elle savait bien que j'allais souffrir." Je vous comprends mais je pense que c'est à sa souffrance à elle qu'il faut aussi essayer de penser et même lui donner la priorité.

    La vie vient de Dieu et nous ne devons pas la mettre en danger ni nous l'enlever volontairement. Mais Dieu est aussi le seul juge (et un juge miséricordieux !) des personnes, des consciences et des circonstances.

    Je ne connais pas et je n'ai pas à connaître ce qu'a vécu votre mère, les difficultés qu'elle a pu rencontrer. Ce dont je suis sûr c'est qu'à un moment donné, ses souffrances étaient si grandes qu'elles lui ont caché l'horizon de ses relations d'amour, d'affection. Vous avez peut-être envie de dire qu'alors elle n'a pensé qu'à elle en décidant de partir. Peut-être...Je ne sais pas... Je peux comprendre que le pardon soit difficile pour vous comme il l'est pour toutes les victimes d'une grande épreuve. Quand nous n'arrivons pas à pardonner il nous reste à prendre le chemin de la prière en demandant au Saint Esprit lumière et force et à persévérer dans cette prière tant que nous ne sommes pas parvenus au pardon. N’oubliez pas, en même temps, de dire aussi merci au Seigneur pour tout ce qu'il y a eu de beau et de bon dans la vie de votre mère, pour ce qu'Il a fait pour elle et par elle.