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Vous êtes concernés par la maladie ou le handicap,
le service Écoute - Conseil de l’OCH répond à vos questions.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de questions et leurs réponses.

Si vous souhaitez poser une question, cliquez ici,

N'hésitez pas à nous appeler au 01 53 69 44 30

  • les lundi, mercredi, jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h,
  • le mardi de 14h à 18h
  • et le vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

  • Isabelle : Comment habiter ce temps de confinement alors que je suis seule chez moi ?

    Dans ce contexte nouveau et si particulier, qui peut nous faire passer par des émotions et pensées très contrastées, cette question est bien légitime. Que vous soyez ou non arrêtée dans une activité professionnelle, ce confinement vous fait probablement ressentir un isolement inhabituel. Il vient chambouler votre façon de vivre votre quotidien (sorties limitées à l’essentiel voire impossibles, arrêt de la plupart des visites ...) et d’être en lien avec d’autres. Voici plusieurs pistes pour vivre au mieux cette période :

    Tout d’abord, pour garder une bonne hygiène mentale et de vie dans la durée il peut être bon de fixer des routines qui vont jalonner votre quotidien. Elles vous donneront un rythme et vous aideront à vous sentir dans une dynamique (réveil à heure fixe, objectifs et organisation définis en début de journée). Vous pouvez aussi décider comment vous allez prendre soin de vous :

    · Spirituellement (en tenant un journal, en prenant un temps de prière ou de méditation quotidien, en contemplant tout simplement, de là où vous êtes, la nature qui continue de vivre et d’évoluer)

    · Physiquement (en veillant à votre équilibre alimentaire, à votre sommeil et en adoptant des exercices physiques qui vous conviennent, même petits)

    · Intellectuellement (par des lectures, musiques, films choisis, en démarrant ou poursuivant un apprentissage si vous avez la possibilité de le faire via internet par exemple)

    Si le stress ou l’angoisse sont particulièrement présents, prenez le temps de reconnaître l’émotion qui vous habite, plutôt que de chercher à l’enfouir ou la changer. C’est le 1erpas pour mieux la gérer. Vous n’avez pas choisi cette émotion désagréable, en revanche vous pouvez décider de ce que vous allez en faire pour qu’elle ne prenne pas toute la place. Pour cela, vous pouvez simplement prendre conscience de l’environnement qui vous entoure, avec vos sens (vue, odeur, sons, toucher) et choisir une activité qui vous est agréable pour vous aider à changer d’état.

    Peut-être êtes-vous aussi assaillie d’informations dont l’accumulation ou la tonalité est anxiogène : dans ce cas, décidez d’un temps pour vous informer dans la journée et du canal que vous allez utiliser pour ne pas être dépassée.

    Enfin, « il n’est pas bon que l’homme soit seul », alors repérez dans votre réseau ou parmi les services d’écoute existants (et ils sont nombreux), les contacts qui « vous font du bien » et que vous pouvez appeler pour prendre des nouvelles ou pour demander un soutien. N’hésitez pas à appeler le service Ecoute et Conseil pour vous aider dans ce sens (OCH: 07 62 98 90 44)

  • Nora : Ma voisine aime me parler. Elle guette mes allers et venues pour saisir des occasions de rencontres. Elle revient d’un séjour à l’hôpital psychiatrique. Dans quelle mesure, je peux mettre des limites sans casser la confiance qu’elle me fait ?

    Nourrir la confiance n’empêche pas de mettre un cadre. Il me semble que si votre écoute occasionnelle est bonne, la confiance grandira. Créez les conditions pour que cette écoute soit de qualité (disponibilité, lieux chaleureux …), et peut-être que vous pouvez faire de vos écoutes impromptues, des écoutes planifiées : permettez-vous de reporter à plus tard une écoute qui commence sur le palier de votre porte. Ne valorisez pas son mode impulsif. Dans l’attente d’un véritable échange, vous développerez en elle, sa capacité à choisir ce qu’elle va vous partager. Vous allez l’aider à parler de choses importantes et d’ailleurs vous pouvez parfois lui demander : « dans tout ce que vous me dites, qu’est-ce qu’il y a de plus important pour vous ? ».

    Si elle a tant besoin de vous parler, c’est sans doute qu’elle se confie à peu de personnes et pourtant, on peut espérer que vous n’allez pas rester la seule personne en lien avec elle. N’hésitez pas à lui poser quelques questions qui l’inviteraient à sortir de chez elle et à développer son réseau social : qu’est-ce qu’elle aime ? A quelles activités elle a déjà participé ? Quels sont ses liens avec la paroisse ou à quelle spiritualité est-elle sensible ? A-t-elle pensé à un bénévolat ?

    La confiance peut se nourrir de réciprocité. Avez-vous confiance en elle ? Quel acte de confiance pouvez-vous lui faire ? Celui de croire en elle ? Mettre des limites raisonnables à une personne, c’est croire en elle, en sa capacité à évoluer, et croire qu’elle peut respecter vos propres limites.

  • Ariane : Une collègue de boulot a un jeune enfant handicapé, elle semble très seule et sans aide, que peut-on lui proposer ?

    Merci de vous soucier de votre collègue. Votre prévenance est déjà une aide. N’hésitez pas à lui demander de ses nouvelles puis à écouter ce dont elle aurait besoin : du temps pour elle ? de l’aide pour son enfant ou pour gérer le quotidien ? rencontrer d’autres familles ? connaitre ses droits ? … les besoins diffèrent d’une personne à l’autre et selon les périodes de la vie.

    De nombreuses mamans d’enfant handicapé n’osent pas demander de l’aide et ne savent pas à qui s’adresser, invitez là à nous contacter pour que nous l’informions de ce qui existe pour alléger son quotidien :  Aide à domicile, accueil temporaire, aménagement du temps de travail, aide aux transport …

    Son enfant est jeune. Avec quels professionnels avance-t-elle ? Est-elle entourée de personnes de confiance ? Encouragez là à rencontrer des associations ou des personnes de compétence concernées par le handicap de son enfant.

    Vous parlez de sa solitude. Il est vrai que le handicap bouleverse les relations familiales et amicales. Certains amis peuvent se montrer très distants. Et le repli sur soi ou l’oubli de soi sont des réaction fréquentes. Echanger avec d’autres mamans concernées par le handicap peut-être une idée pour ne pas rester seule et être comprise. Vous pouvez lui parler des « cœur de maman » (petits groupes de mamans qui se retrouvent une fois par mois) ou de la journée des mamans qu’organise l’OCH. C’est une journée pour prendre soin de soi, rencontrer et échanger.

    Votre fidélité et votre bienveillance seront des cadeaux pour elle. Demandez-lui régulièrement des nouvelles (d’elle !). Ne vous découragez pas si elle ne répond pas à vos propositions d’entraide car en lui permettant de déposer ce qu’elle vit, elle avancera. Merci pour elle.