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Vous êtes concernés par la maladie ou le handicap,
le service Écoute - Conseil de l’OCH répond à vos questions.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de questions et leurs réponses.

Si vous souhaitez poser une question, cliquez ici,

N'hésitez pas à nous appeler au 01 53 69 44 30

  • les lundi, mercredi, jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h,
  • le mardi de 14h à 18h
  • et le vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

  • Hortense : Mon fils Roland a 28 ans, il est trisomique avec une grande autonomie, il lit, voyage seul, travaille en ESAT. Malheureusement il a très peu d’amis et se retrouve souvent bien seul. Comment l’aider à se faire des amis ?

    Ce sujet de l’amitié est un sujet sensible pour beaucoup de personnes handicapées. Et particulièrement lorsque le handicap est ce qu’on appelle « léger », c'est-à-dire qu’il permet une autonomie suffisante pour faire beaucoup de choses mais amène la personne à se sentir dans un « entre-deux » : difficile de se retrouver avec des personnes plus handicapées et le milieu dit « ordinaire » a du mal à faire de la place à la différence…

    Dans la région parisienne a été monté un petit groupe Jeunesse Amitié, pour des personnes éprouvant un peu la même difficulté que votre fils, qui se retrouve une fois par mois pour vivre ensemble une activité et un temps d’amitié. Peut-être qu’en contactant quelques associations dans votre région (l’Adapei, l’Apajh …) vous pourriez voir déjà ce qui existe et éventuellement proposer la création d’un tel groupe ?

    D’autre part, avez-vous pensé à joindre la communauté Foi et Lumière qui se trouve près de chez vous ? C’est aussi un beau lieu de convivialité entre personnes handicapées et amis que Roland pourrait retrouver avec plaisir.

    Une autre solution est celle des vacances, il existe un certain nombre de séjours et notamment je pense à « Vacances, Détente, Loisirs », qui organise deux fois par an des séjours pour des personnes ayant une déficience mentale légère. C’est aussi l’occasion de se faire des amis avec qui il serait possible de rester en contact par la suite. Ce qui semble difficile durant l’année parce que vous êtes dans un endroit un peu isolé peut être possible pendant les vacances et aider à ce que l’année qui suit soit plus animée et plus riche de relations.

     

  • Christian : Ma femme est malade, elle monte les enfants contre moi, comment apaiser cette situation ?

    La souffrance de votre femme agit un peu comme une vague qui déferle au sein de la famille et touche chacun en fonction de ce qu’il est et de ce qu’il vit. Ce que vous ressentez est peut-être la conséquence de la crainte éprouvée par votre épouse de voir ses enfants s’éloigner d’elle du fait de sa maladie et par contrecoup le désir conscient ou non de les garder pour elle, pour elle seule, par tous les moyens possible. Ce qui provoque ce que vous exprimez : le fait qu’elle les monte contre vous. En avez-vous parlé avec vos enfants ? Ressentent-ils la même chose que vous ? Peut-être sont-ils à même de prendre du recul et de faire la part des choses. Mais peut-être aussi vous faut-il être patient et confiant et attendre qu’ils aient la maturité suffisante pour discerner entre ce qui relève de l’amour vrai d’une mère et ce qui relève de la manipulation. La sérénité ne pourra retrouver sa place que si la confiance entre vous demeure et si l’espérance que la situation peut changer habite chacun des cœurs. 

     

     

  • Fabien : Que peut apporter à mon enfant handicapé une reconnaissance par la MDPH ? jusqu’à ce jour, nous nous sommes bien débrouillés.


    La MDPH est là pour compenser le handicap. Dans un premier temps, remplir un dossier MDPH est assez laborieux. Il a la vertu de faire un point sur les besoins de son enfant et sur les nôtres. En écrivant le projet de vie de votre enfant, vous pointez ses capacités et ses besoins. Peut-être aussi que son handicap vous demande un investissement non négligeable que la MDPH peut reconnaître et compenser avec de l’aide à domicile ou une aide financière.

    Ne connaissant pas le handicap de votre enfant, je vous donne quelques exemples : Une personne handicapée moteur peut demander une carte de stationnement pour faciliter ses déplacements. Un enfant qui ne pourrait suivre le cursus scolaire parce que trop fatigable ou pas adapté à lui, peut demander une orientation dans un établissement spécialisé. Un adulte qui, à la suite d’un accident, ne peut reprendre son emploi pourrait demander à la MDPH une reconnaissance de travailleur handicapé pour continuer à travailler à son rythme …

    Vous pouvez télécharger sur internet un dossier. Feuilletez-le pour en prendre connaissance et vous familiariser avec le vocabulaire puis n’hésitez pas à prendre conseil avec nous ou avec un interlocuteur MDPH.

  • Flora : Ma sœur m’a demandé de faire une recherche d’établissement pour son fils. Mes propositions sont toujours rejetées. Je ne sais plus comment l’aider.

    La demande de votre sœur résonne comme un appel à l’aide face à une situation qui la déborde. Et en effet la recherche d’un établissement est un peu un parcours du combattant qui demande énormément d’énergie.

    En tant que mère votre sœur doit déjà mettre toute son énergie dans sa situation de famille. Et peut-être se sent elle dans l’incapacité de faire cette recherche en plus du rythme quotidien.

    Elle vous signifie aussi qu’elle a besoin de vous et qu’elle vous fait confiance pour mener à bien, autant que possible, cette démarche.

    Malgré tout, vous dites qu’aucune proposition ne trouve son assentiment.

    L’attitude de votre sœur, toute donnée à sa famille, jusqu’à épuisement peut-être, n’est-elle pas signe qu’elle n’est pas encore prête à se séparer de son fils ? La sagesse, qui lui dit que l’entrée dans un établissement adapté est la bonne solution, se heurte à ce que son cœur de mère peut accepter à ce jour.

    N’hésitez pas à échanger sur ce dernier point.

    Demandez à votre sœur si elle est prête à se séparer de son fils ? Il est si difficile pour une mère de faire confiance à d’autres mains qui prendront soin de son enfant et de ne pas tout maitriser.

    Si vous le souhaitez une écoutante du service Ecoute-Conseil de l’OCH peut en parler avec vous. N’hésitez pas.