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Vous êtes concernés par la maladie ou le handicap,
le service Écoute - Conseil de l’OCH répond à vos questions.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de questions et leurs réponses.

Si vous souhaitez poser une question, cliquez ici,

N'hésitez pas à nous appeler au 01 53 69 44 30

  • les lundi, mercredi, jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h,
  • le mardi de 14h à 18h
  • et le vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

  • Fabien : Que peut apporter à mon enfant handicapé une reconnaissance par la MDPH ? jusqu’à ce jour, nous nous sommes bien débrouillés.


    La MDPH est là pour compenser le handicap. Dans un premier temps, remplir un dossier MDPH est assez laborieux. Il a la vertu de faire un point sur les besoins de son enfant et sur les nôtres. En écrivant le projet de vie de votre enfant, vous pointez ses capacités et ses besoins. Peut-être aussi que son handicap vous demande un investissement non négligeable que la MDPH peut reconnaître et compenser avec de l’aide à domicile ou une aide financière.

    Ne connaissant pas le handicap de votre enfant, je vous donne quelques exemples : Une personne handicapée moteur peut demander une carte de stationnement pour faciliter ses déplacements. Un enfant qui ne pourrait suivre le cursus scolaire parce que trop fatigable ou pas adapté à lui, peut demander une orientation dans un établissement spécialisé. Un adulte qui, à la suite d’un accident, ne peut reprendre son emploi pourrait demander à la MDPH une reconnaissance de travailleur handicapé pour continuer à travailler à son rythme …

    Vous pouvez télécharger sur internet un dossier. Feuilletez-le pour en prendre connaissance et vous familiariser avec le vocabulaire puis n’hésitez pas à prendre conseil avec nous ou avec un interlocuteur MDPH.

  • Flora : Ma sœur m’a demandé de faire une recherche d’établissement pour son fils. Mes propositions sont toujours rejetées. Je ne sais plus comment l’aider.

    La demande de votre sœur résonne comme un appel à l’aide face à une situation qui la déborde. Et en effet la recherche d’un établissement est un peu un parcours du combattant qui demande énormément d’énergie.

    En tant que mère votre sœur doit déjà mettre toute son énergie dans sa situation de famille. Et peut-être se sent elle dans l’incapacité de faire cette recherche en plus du rythme quotidien.

    Elle vous signifie aussi qu’elle a besoin de vous et qu’elle vous fait confiance pour mener à bien, autant que possible, cette démarche.

    Malgré tout, vous dites qu’aucune proposition ne trouve son assentiment.

    L’attitude de votre sœur, toute donnée à sa famille, jusqu’à épuisement peut-être, n’est-elle pas signe qu’elle n’est pas encore prête à se séparer de son fils ? La sagesse, qui lui dit que l’entrée dans un établissement adapté est la bonne solution, se heurte à ce que son cœur de mère peut accepter à ce jour.

    N’hésitez pas à échanger sur ce dernier point.

    Demandez à votre sœur si elle est prête à se séparer de son fils ? Il est si difficile pour une mère de faire confiance à d’autres mains qui prendront soin de son enfant et de ne pas tout maitriser.

    Si vous le souhaitez une écoutante du service Ecoute-Conseil de l’OCH peut en parler avec vous. N’hésitez pas.

  • Soizic : Mon handicap est physique, je contrôle mal mes gestes. Je ne supporte plus le regard des autres.

    Du fait de votre handicap visible, vous sentez se poser sur vous des regards qui vous pèsent parce que vous les ressentez peut-être comme curieux, voire gênés ou hostiles. J’imagine que vous auriez plutôt envie de regards qui vous accueillent dans toute votre personne.

    Le regard est une première forme de communication avec l’autre, ne plus être regardé serait une souffrance bien plus grande. Le regard véhicule un message pas forcément évident à décoder : pouvez-vous le voir comme une interrogation suscitée par l’inconnu ou la différence. C’est pourquoi j’ai envie de vous inviter à vous « faire connaitre » ! Lorsque ces regards sont ceux de personnes que vous côtoyez régulièrement, pouvez-vous trouver l’occasion de partager quelques mots pour créer un pont ? Et lorsque ces regards sont posés sur vous par des inconnus, pourriez-vous continuer de les surprendre par un sourire qui en invite un autre, en réponse ?

    Dans cette difficulté, vous n’êtes pas seul. Parmi ses missions, l’OCH a à cœur de témoigner que la valeur d’une personne ne dépend pas du regard des autres et que tous nous avons la même dignité quelle que soit notre situation. Votre message rejoint les témoignages que j’ai entendus de participants aux dernières journées des personnes handicapées moteurs. Ces journées d’échanges et de réflexion que l’OCH organise sont l’occasion pour les personnes de partager ce qu’elles vivent d’heureux et de difficile, de se sentir comprises, rejointes et de créer du lien. Alors pourquoi ne pas nous rejoindre ? La prochaine rencontre a lieu le 9 juin prochain.

  • Valentine : Je me sens dépressive, je pleure beaucoup. Comment être une bonne mère pour mon enfant de deux ans ?

    J’entends dans votre question que pleurer et se sentir dépressive serait un obstacle au fait d’être une bonne mère.

    Qu’est-ce qu’être une bonne mère justement ? N’est-ce pas aimer son enfant sans condition, le soigner et le chérir jour après jour, lui apporter ce qui vous semble être le meilleur possible pour sa croissance tant physique qu’intellectuelle et spirituelle ?

    Le fait que vous vous sentiez fragile n’est pas un frein au fait que vous puissiez être une bonne mère. La fatigue, les larmes, la lassitude font partie de toute vie, peut-être plus encore de celle d’une jeune maman car chacun sait combien s’occuper d’un enfant peut demander d’énergie.

    Pourquoi ne pas dire à votre enfant cette fatigue. Un tout petit capte beaucoup plus de choses que ce que l’on imagine et votre fille peut comprendre à travers vos mots un peu de ce qui se passe en vous.

    Il est important aussi que vous puissiez prendre du temps pour vous, pour vous détendre et vous ressourcer. Etre une bonne mère c’est aussi cela : prendre soin de soi pour être à même de prendre soin des autres de son mieux.

    Et dans ce soin envers vous-mêmes pourrait s’insérer un soutien par un professionnel. Votre état dépressif n’est pas à négliger sans pour autant vouloir dramatiser. N’hésitez pas à consulter.

    Les écoutantes de l’équipe Ecoute-Conseil de l’OCH sont là pour vous aider dans cette réflexion si vous le désirez. .

     

     

     

  • Germain : Mes amis s’inquiètent de me voir vivre seul. Ils souhaitent que j’aille en foyer. Je trouve difficile leur insistance. Mon handicap moteur ne m’empêche pas d’habiter dans un studio, je travaille aussi en ESAT.

    Avec des amis, nous devrions pouvoir partager nos joies, nos interrogations, nos difficultés dans une confiance mutuelle. Pouvez-vous aborder votre avenir, vos choix dans cet esprit de confiance ? Comprenez-vous d’où vient leur inquiétude ? Peur qu’il vous arrive quelque chose ? Peur que la solitude vous pèse ? Peur de ne pas pouvoir être assez présents pour vous ?

    Prenez le temps de les écouter, avec un cœur ouvert, confiant qu’ils veulent certainement le meilleur pour vous.

    Puis, expliquez-leur vos motivations, le chemin que vous avez fait pour être en studio, ce que cela vous apporte… Vous pouvez aussi transformer leur inquiétude en une question. Avez-vous des voisins bienveillants qui peuvent vous aider en cas de problème. En dehors de ces amis, quelles personnes connaissent votre situation ? L’ESAT s’inquièterait-il d’une absence non programmée signe que vous avez un problème ?

    Pouvez-vous par ailleurs faire le point de votre situation avec une personne extérieure à qui vous pourriez dire les joies et les difficultés que vous rencontrez afin que vous meniez les bons combats.

    Quel est le plus difficile à supporter dans cette situation ? L’insistance de vos amis avec l’impression qu’ils prennent le pouvoir sur vous, ou le sujet lui-même de la vie en studio autonome que vous ne souhaitez pas mettre en question ? Accueillez ce que vous ressentez et confiez-le à cette personne extérieure à votre groupe d’amis.

    Et si vous voulez montrer à vos amis l’intérêt que vous portez à leur inquiétude, faites-vous inviter par une amie de votre ESAT qui habite en foyer afin qu’elle vous explique le fonctionnement et que vous fassiez une toute petite expérience.

    Les amis peuvent soulever des questions. Prenez-les juste comme une invitation à réfléchir et n’ayez pas peur de penser différemment.

    La prochaine journée des personnes handicapées moteur aura lieu le vendredi 9 juin 2017