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Vous êtes concernés par la maladie ou le handicap,
le service Écoute - Conseil de l’OCH répond à vos questions.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de questions et leurs réponses.

Si vous souhaitez poser une question, cliquez ici,

N'hésitez pas à nous appeler au 01 53 69 44 30

  • les lundi, mercredi, jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h,
  • le mardi de 14h à 18h
  • et le vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

  • Fabienne : Je suis éducatrice dans une institution laïque, un de nos résidents est dans une forte demande spirituelle. Il a reçu une éducation chrétienne. Comment l’accompagner ?

    Merci de vous préoccuper de la demande de ce résident. Dans quelle mesure est-il capable de préciser ce qu’il recherche ?

    Voici quelques pistes, prenez celles qui vous semblent ajustées à sa demande et aux capacités de l’institution.

    Nourrir sa vie spirituelle, c’est nourrir sa relation à Dieu. La prière, l’accès aux sacrements, la lecture de la parole de Dieu, la rencontre entre chrétiens peuvent nourrir cette vie spirituelle. Si l’institution ne peut offrir ces différentes possibilités, est-ce que des bénévoles peuvent prendre le relais à l’extérieur de l’institution, en accompagnant ce jeune à un groupe de prière, en lui permettant de faire partie d’une association comme « foi et lumière », en l’emmenant à la messe ou à l’adoration…

    Il me semble important que ce résident rencontre d’autres chrétiens pour partager sa foi et en témoigner.

    Pourrait-il apprécier de vivre un pèlerinage ? L’ABIIF (Association des Brancardiers et Infirmiers d’Ile de France) organise par exemple chaque année un pèlerinage à Lourdes. Les fruits d’un évènement festif comme celui-ci peuvent être nombreux, s’étaler dans le temps et fortifier une vie spirituelle.

    A l’intérieur de l’institution, ce résident peut-il avoir des moments de silence dans sa chambre, devant une icône par exemple pour être à l’écoute de Dieu ? Ou rencontrer un laïc ou un prêtre pour échanger ou lire la bible ?

    Permettez à ce résident d’avoir des rendez-vous réguliers pour que sa foi reste vivante et n'hésitez pas à vous rapprocher de la pastorale de la santé de votre diocèse qui pourrait avoir des idées à vous partager.

     

  • Evelyne : Notre fille de 25 ans a un handicap léger. Elle est amoureuse d’un garçon que nous ne connaissons pas et qui a 10 ans de plus qu’elle, qui travaille et n’a pas de handicap. Ils se rencontrent régulièrement, mais nous sommes soucieux de cette situation et souhaiterions que notre fille arrête cette relation qui nous parait sans issue…

    Votre fille est une jeune femme aujourd’hui, désireuse de vivre une vie affective comme beaucoup de jeunes femmes de son âge. Dans votre souhait que cette relation s’arrête, je peux entendre deux choses : l’une qui peut être l’inquiétude d’une vie de couple pour votre fille, vu sa fragilité, et l’autre que cet homme profite de la vulnérabilité de votre fille …

    Pour le premier point, sans doute avez-vous eu l’occasion d’aborder ce sujet de la vie affective et sexuelle avec elle (et notamment les sujets de son identité féminine, de ses attentes, de sa différence), peut-être serait-il judicieux qu’elle soit accompagnée par une psychologue ou une conseillère conjugale pour l’aider dans la compréhension de ce qu’elle vit … ?

    Pour le deuxième point, il me semble important que vous puissiez rencontrer cet ami, afin de vous faire une idée de ce qu’il recherche auprès de votre fille. Est-ce juste une amitié de son côté ? A-t-il des sentiments plus profonds pour elle ? Et si jamais cette relation n’est pas très saine, il sera nécessaire que votre fille en prenne conscience… avant que cela ne soit trop douloureux pour elle.

     Peut-être que la Conseillère Conjugale pourrait aussi les recevoir ensemble si cela semble pertinent. Un intervenant extérieur est parfois bien précieux dans l’accompagnement de ce sujet. N’hésitez pas à l’inciter à voir un professionnel !

  • Daniel : Comment être certain que dans l’institution que rejoindra mon fils devenu adulte, on prendra soin de sa vie spirituelle ?

    Lorsque vous rencontrez les directeurs des institutions, autorisez-vous à parler de la vie spirituelle de votre fils s’il ne peut pas le faire ou n’ose pas le faire lui-même. N’hésitez pas à poser des questions.  Les institutions sont assez inégales et très peu affirment leur appartenance à une famille spirituelle ou notifient cette volonté d’accompagner les personnes dans leur vie spirituelle. Lire les statuts ou la charte de l’institution peut vous éclairer. Il me semble que certaines initiatives sont encourageantes. Beaucoup d’institutions ne proposent rien dans leurs locaux mais permettent aux résidents de faire partie d’une association ou d’une communauté qui nourrira leur vie spirituelle : groupe de prière, foi et lumière, ABIIF, ABO …. Chaque année plusieurs assistantes sociales ou éducatrices appellent le service « Ecoute-Conseil » de l’OCH pour savoir s’il existe des pèlerinages qui pourraient accueillir un résident de leur institution alors même que ces professionnelles ne le demanderaient pas pour elles-mêmes. Une institution qui accueille volontiers des bénévoles pour permettre aux résidents de sortir et d’avoir des activités extérieures montre une certaine ouverture. Les bénévoles peuvent accompagner les résidents à des activités spirituelles. Si l’institution est au milieu de la ville, il est toujours intéressant de questionner le directeur sur les liens de l’institution avec la paroisse d’à côté, la pastorale de la santé …

    Pour nourrir sa vie spirituelle, chacun a des exigences différentes, prenez le temps de poser les vôtres, ce qui serait vital pour votre fils, puis osez en parler avec les acteurs de l’établissement.

    Quelles sont les personnes (famille, parrains, tuteur, amis …) qui pourront rester vigilants à cette question afin que vous ne la portiez pas seul ? Entourez-vous dès maintenant de personnes de confiance et fidèles à votre fils. En donnant à votre fils une éducation chrétienne, l’accès aux sacrements, un goût pour la prière, vous avez semé quelque chose qui vous dépasse. Le coin prière installé dans la chambre lui rappellera ce qu’il a reçu.

    Avec sa soif, votre fils guidera ceux qui l’accompagneront.

  • Gabrielle : Depuis quelques mois je me réjouissais d’avoir tissé de vrais liens d’amitié avec une personne. Malheureusement la situation s’est dégradée jusqu’à devenir malsaine, violente. Je ne comprends pas et je me sens complètement rejetée. Malgré tout je n’arrive pas à renoncer à ce lien.

    L’amitié est une perle rare qui procure, comme vous le dites, un vrai sentiment de joie, de bonheur, de bien-être. L’amitié peut aussi se révéler fragile lorsque chacun lui donne un poids différent, une importance inégale.

    Quelle était votre attente dans cette relation ? Et, connaissiez-vous l’attente de « l’ami(e) » ?

    Lorsque tout va très vite, trop vite dans la rencontre, on réalise parfois trop tard et à ses dépens que l’on a beaucoup donné et qu’en face l’autre a trop pris sans beaucoup donner en retour.

    Vous souffrez et en même temps vous ne souhaitez pas rompre ce lien.

    Qu’est-ce qui vous retient ? vous sentez-vous pleinement libre dans ce choix ? Y trouvez-vous une réponse à votre désir d’amitié ?

    Je vous invite néanmoins à la prudence.

    Si vous souhaitez échanger plus longuement, n’hésitez pas et appelez-nous au service Ecoute-Conseil de l’OCH