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Vous êtes concernés par la maladie ou le handicap,
le service Écoute - Conseil de l’OCH répond à vos questions.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de questions et leurs réponses.

Si vous souhaitez poser une question, cliquez ici,

N'hésitez pas à nous appeler au 01 53 69 44 30

  • les lundi, mercredi, jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h,
  • le mardi de 14h à 18h
  • et le vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

  • Nora : Ma voisine aime me parler. Elle guette mes allers et venues pour saisir des occasions de rencontres. Elle revient d’un séjour à l’hôpital psychiatrique. Dans quelle mesure, je peux mettre des limites sans casser la confiance qu’elle me fait ?

    Nourrir la confiance n’empêche pas de mettre un cadre. Il me semble que si votre écoute occasionnelle est bonne, la confiance grandira. Créez les conditions pour que cette écoute soit de qualité (disponibilité, lieux chaleureux …), et peut-être que vous pouvez faire de vos écoutes impromptues, des écoutes planifiées : permettez-vous de reporter à plus tard une écoute qui commence sur le palier de votre porte. Ne valorisez pas son mode impulsif. Dans l’attente d’un véritable échange, vous développerez en elle, sa capacité à choisir ce qu’elle va vous partager. Vous allez l’aider à parler de choses importantes et d’ailleurs vous pouvez parfois lui demander : « dans tout ce que vous me dites, qu’est-ce qu’il y a de plus important pour vous ? ».

    Si elle a tant besoin de vous parler, c’est sans doute qu’elle se confie à peu de personnes et pourtant, on peut espérer que vous n’allez pas rester la seule personne en lien avec elle. N’hésitez pas à lui poser quelques questions qui l’inviteraient à sortir de chez elle et à développer son réseau social : qu’est-ce qu’elle aime ? A quelles activités elle a déjà participé ? Quels sont ses liens avec la paroisse ou à quelle spiritualité est-elle sensible ? A-t-elle pensé à un bénévolat ?

    La confiance peut se nourrir de réciprocité. Avez-vous confiance en elle ? Quel acte de confiance pouvez-vous lui faire ? Celui de croire en elle ? Mettre des limites raisonnables à une personne, c’est croire en elle, en sa capacité à évoluer, et croire qu’elle peut respecter vos propres limites.

  • Ariane : Une collègue de boulot a un jeune enfant handicapé, elle semble très seule et sans aide, que peut-on lui proposer ?

    Merci de vous soucier de votre collègue. Votre prévenance est déjà une aide. N’hésitez pas à lui demander de ses nouvelles puis à écouter ce dont elle aurait besoin : du temps pour elle ? de l’aide pour son enfant ou pour gérer le quotidien ? rencontrer d’autres familles ? connaitre ses droits ? … les besoins diffèrent d’une personne à l’autre et selon les périodes de la vie.

    De nombreuses mamans d’enfant handicapé n’osent pas demander de l’aide et ne savent pas à qui s’adresser, invitez là à nous contacter pour que nous l’informions de ce qui existe pour alléger son quotidien :  Aide à domicile, accueil temporaire, aménagement du temps de travail, aide aux transport …

    Son enfant est jeune. Avec quels professionnels avance-t-elle ? Est-elle entourée de personnes de confiance ? Encouragez là à rencontrer des associations ou des personnes de compétence concernées par le handicap de son enfant.

    Vous parlez de sa solitude. Il est vrai que le handicap bouleverse les relations familiales et amicales. Certains amis peuvent se montrer très distants. Et le repli sur soi ou l’oubli de soi sont des réaction fréquentes. Echanger avec d’autres mamans concernées par le handicap peut-être une idée pour ne pas rester seule et être comprise. Vous pouvez lui parler des « cœur de maman » (petits groupes de mamans qui se retrouvent une fois par mois) ou de la journée des mamans qu’organise l’OCH. C’est une journée pour prendre soin de soi, rencontrer et échanger.

    Votre fidélité et votre bienveillance seront des cadeaux pour elle. Demandez-lui régulièrement des nouvelles (d’elle !). Ne vous découragez pas si elle ne répond pas à vos propositions d’entraide car en lui permettant de déposer ce qu’elle vit, elle avancera. Merci pour elle.

  • Roselyne : Nous avons un couple d’amis proches handicapés physique. Ils ont deux enfants. L’ainé de 10 ans est proche de notre fils à qui il confie ses craintes face à l’avenir. Avec ses parents, il ne montre rien. Comment en parler à nos amis ?

    Beaucoup d’enfants qui grandissent avec un parent handicapé ont une grande conscience de la difficulté de vie de leurs parents qu’ils aiment : ils ne veulent pas ajouter de soucis à leurs parents et se montrent extrêmement responsables. Si vous avez l’occasion de rencontrer régulièrement ce garçon, n’hésitez pas à lui demander des nouvelles et à vous intéresser à ce qu’il fait. Encouragez-le à avoir des activités d’enfants de son âge.

    Si votre fils vous confie ce que son ami lui dit, assurez-vous que votre fils ne porte pas trop lourd et que son ami est d’accord avec ces informations partagées. Invitez votre fils à être en vérité avec son ami.

    Lorsqu’on aborde des sujets délicats, il faut mieux choisir un cadre approprié où tout le monde est en confiance.

    Avec vos amis, vous pouvez parler de vos enfants, des questions que vous vous posez pour votre fils pour encourager vos amis à parler des leurs.

    A l’école, et dans les activités extra scolaires, que disent les éducateurs ou animateurs ?

    Vos amis ont-ils des lieux "ressource" pour eux-mêmes que leurs enfants côtoient ?

    Pouvez-vous leur dire que lorsque vous voyez leur fils vous le trouvez à la fois très mûr et agréable et en même temps soucieux face à l’avenir. Vous vous interrogez même sur l’opportunité qu’il puisse trouver un lieu pour partager ses questions …  Pensez-vous pouvoir leur parler de l’après-midi que l’OCH organise pour les enfants qui grandissent avec un parent handicapé leur disant que c’est une occasion pour eux de rencontrer d’autres enfants aux parcours similaires. Tous les enfants qui y participent ne vont pas mal et sont heureux de rencontrer des pairs. Osez semer pour le bien de l’enfant !

  • Hervé : Ma fille de 13 ans est très handicapée, comment respecter son intimité lors des soins alors même que ma femme ne peut pas la porter ?

    Si le petit enfant est naturellement soigné, lavé, caressé, en grandissant, son intimité est effectivement à respecter. Ce n’est pas toujours simple à faire comprendre au jeune avec un handicap qui peut manquer de réserve, et pas toujours facile pour des parents de se savoir respectueux quand le jeune est dépendant pour les gestes de la vie quotidienne. Il semble important de reconnaître en dehors de ses besoins de soin, que l’enfant devient bien un adulte. Les gestes et le regard que l’on pose sur lui doivent être imprégnés de respect pour ce corps qui se transforme avec l’âge. En aucun cas, ils ne peuvent être intrusifs.

    On peut par exemple, se poser la question de l’opportunité de continuer la toilette au gant, d’entrer dans la salle de bain sans frapper, de laisser une maman faire la toilette intime de son fils, ou de faire venir le jeune adulte à table le soir en pyjamas comme ses plus jeunes frères et sœurs … Veillons à ce que le côté pratique et le respect de la personne fassent bon ménage !

    Là est votre question. Si votre fille a besoin de vos bras pour être portée, peut-être que quand vient la toilette intime, votre épouse peut prendre le relais et si ce n’est pas possible, expliquez à votre fille que vous la voyez grandir, changer et devenir une femme. Aussi, bientôt il vous semblera juste, pour elle, de confier cette toilette à des professionnels pour la respecter. La douceur, la lenteur, l’utilisation de la douchette plutôt que le gant, l’explication de certains gestes aident à respecter la pudeur. Ecoutez votre fille, elle devrait pouvoir donner le rythme. Pensez aussi à la laisser quelques instants seul dans son bain pour qu’elle puisse se voir grandir.

    Quand le handicap le permet, les parents peuvent, très tôt et le plus souvent possible, encourager leur enfant à participer à sa toilette (donner au jeune le gant, lui montrer les gestes, le faire avec lui et pas à sa place). On peut aussi inviter son enfant à se déshabiller dans la salle de bain.

    Et si nous réfléchissions ensemble à l’occasion des 3 soirées que proposent l'OCH de janvier à mars 2020. Contactez-nous pour en savoir plus !