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Vous êtes concernés par la maladie ou le handicap,
le service Écoute - Conseil de l’OCH répond à vos questions.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de questions et leurs réponses.

Si vous souhaitez poser une question, cliquez ici,

N'hésitez pas à nous appeler au 01 53 69 44 30

  • les lundi, mercredi, jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h,
  • le mardi de 14h à 18h
  • et le vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

  • Manuella : Mon mari me reproche d’être plus disponible pour mon fils handicapé de 5 ans que pour lui, mais lui ne s’investit pas du tout auprès de notre fils.

    L’arrivée du handicap dans une famille bouscule la vie de chacun des membres. Certains parents parlent de tsunami ! Les deux membres du couple vont devoir parcourir un chemin fait de révolte, de déni, d’acceptation, de tristesse, de déception, de confiance … chacun va avancer à son rythme, les deux parents peuvent se sentir alors déphasé. Ne laissez pas s’installer d’incompréhensions, elles génèrent des tensions. Partagez vos émotions et là où vous en êtes.

    Votre mari pose la question du lien conjugal alors que vous vous interrogez sur le lien père-fils. Votre mari vous dit son désir de construire votre vie de couple et pense sans doute que votre fils dont les besoins sont grands ne vous laisse pas de temps pour lui. Vous pouvez lui exprimer votre souhait qu’il s’investisse auprès de votre fils, votre souhait qu’il collabore et chercher ensemble ce dont votre couple a besoin.

    L’enfant handicapé accapare (soin, thérapie, besoins affectifs…) et ce n’est pas rare que la maman s’investisse beaucoup dans cette nouvelle organisation. Elle n’a pas toujours le choix. Cependant, l’enfant handicapé n’est pas forcément un frein à une belle relation conjugale ou familiale. Afin que chacun des membres de la famille puissent trouver un certain équilibre, le dialogue, l’écoute, la créativité vont devoir trouver une place dans le quotidien.

    Ce reproche vous blesse sans doute parce que votre mari ne prend pas assez sa part dans la vie de votre fils. Pouvez-vous dire à votre mari combien ce reproche vous blesse puis écouter son besoin d’amour ? Partagez aussi le vôtre et la façon dont vous aimez être aimée. Dans un couple, alors que l’un a besoin de moments de qualité à deux, l’autre attend qu’on lui rende service… ce sont des langages d’amour bien légitimes. (cf Gary Chapman).

    Ne restez pas seule avec ce constat. Je vous invite à venir échanger avec d’autres mamans lors d’une journée des mamans organisée par l’OCH. Venez prendre soin de vous ! et par ricochet de votre couple et de votre enfant.

    Journées OCH à Versailles, Lille, Dijon, Bordeaux, Lyon, Nantes, Paris, Toulouse et Colmar.

  • Virginie: Une amie a trois enfants dont deux sont handicapés. Ses enfants ont le même âge que les miens. Je suis mal à l’aise quand on partage des nouvelles. Ma vie semble tellement plus facile. Comment ne pas la blesser ?

    La bienveillance et la délicatesse sont de belles qualités. Ne les perdez pas ! La fidélité dans une amitié est riche. Elle se construit dans la confiance et dans la vérité. Il me semble que ce ne serait pas juste que vous vous empêchiez de partager ce que vous vivez avec votre famille ou de dire votre joie dans le seul but de protéger votre amie. Votre amie pourrait même être blessée de sentir vos freins. Ne partager que vos soucis ne l’aidera pas à aller mieux. Mais partager ce qui vous réjouit, ce qui vous questionne, vos projets, vos « petites peines" est source de vie. C’est bien ce qu’on peut attendre d’une amie…qu’elle ose se dire.

    Quand vous prenez des nouvelles, « ne tournez pas le fer dans la plaie », n'appuyez pas ou cela fait mal, mais demandez avec simplicité comment votre amie se porte.

    Comment accueillez-vous les nouvelles de votre amie ? Lorsque nous sommes en contact avec des personnes en souffrance, notre difficulté à demander des nouvelles est parfois le signe de notre propre crainte face au handicap ou la peur d’être submergé par des émotions. En prendre conscience peut aider à les surpasser.

    La vie de votre amie et la vôtre ne se réduisent pas à votre rôle de mère, vous êtes aussi épouse, femme, vivant dans une société, dans une communauté, dans une famille élargie… Pouvez-vous y puiser des sujets de discussion sans pour autant éviter ce qui vous anime au moment de la rencontre ?

    Que ce malaise ne vous coupe pas de la relation, osez, accueillez avec simplicité ce que vous ressentez, écoutez ce qui se dit et faites confiance à cette belle amitié.

  • Servane : Je suis fatiguée, je pleure toute la journée, je suis dépassée, je ne peux pas gérer ma maladie, celle de ma maman avec tous les papiers que cela représente.

    Je vois combien toutes ces charges sont lourdes pour vous, assurer votre propre quotidien, mais aussi être présente auprès de votre maman âgée... c'est bien normal que vous touchiez parfois vos limites, et votre corps vous rappelle qu'il faut aussi prendre soin de vous.

    Comment alliez tout ce qu'il faut faire et notre propre résistance ?

    Avant tout, s'écouter, écouter ce que dit notre corps et notre cœur dans ces moments de ras le bol ou de tristesse, accepter que cela soit ainsi aujourd'hui, en ayant de l'indulgence pour soi, et vivre l'instant présent en se réconfortant avec les toutes petites choses qui peuvent nous donner un peu de lumière (un rayon de soleil, jolie image, un sourire dans la rue etc...)

    Et puis parer à l'essentiel, et laisser tomber ce qui prend de l'énergie et peut attendre, en prenant des petits temps pour se faire du bien (s'allonger, lire, regarder quelque chose qui nous détend...).

    La vie est parfois difficile mais aussi profondément belle Servane. Nos moments de lassitude sont inévitables, il me semble que dans ces moments là, il nous faut particulièrement vivre l'instant présent et s'attacher aux toutes petites choses positives du quotidien pour retrouver de la paix.

  • Ferdinand : J’ai 13 ans, je suis trisomique, j’aime beaucoup servir la messe. Est-ce que je pourrai devenir prêtre ?

    Quelle joie de te savoir engagé dans l’Eglise. Je me permets de te tutoyer car tu es très jeune. L'église a besoin de fidèles comme toi, qui la servent et qui par leur engagement aident l’ensemble de la communauté à prier. Servant de messe est un beau service. Depuis combien de temps l’es-tu ? Est-ce que sur ta paroisse, il y a une formation proposée pour tous les servants de messe avec une progression. Tu as encore beaucoup à apprendre avant de devenir prêtre. Dans ce service d'autel, tu vas comprendre la signification des gestes du prêtre et participer à la beauté de la liturgie. 

    Les prêtres ont répondu à un appel spécifique. Pour le devenir, ils ont fait des longues études et discerné (réfléchi) avec une personne formée. Est-ce que tu pourrais rencontrer une personne, un aumônier (prêtre, diacre, laïc) de manière régulière pour réfléchir à cette idée ?

    Tu me dis que tu es trisomique. Est-ce que tu sais ce que cela veut dire ? Est-ce que ton handicap peut te mettre en difficulté ? Peut-être que ces difficultés peuvent être un frein pour devenir prêtre. Le prêtre répond à une vocation particulière et difficile. Tu as des talents que tu peux continuer à mettre au service de l’Eglise. Garde dans ton cœur ta question, réponds à ta première vocation (aimer les autres et être aimer par les autres), demande à une personne de t’accompagner sur ton chemin de Foi, et continue à bien grandir tout en servant l’église. Elle a besoin de toi. Je prie pour toi, peux-tu prier pour l’OCH ?