Vous nous écrivez

bulle-posez_votre_question.jpg

Vous êtes concernés par la maladie ou le handicap,
le service Écoute - Conseil de l’OCH répond à vos questions.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de questions et leurs réponses.

Si vous souhaitez poser une question, cliquez ici,

N'hésitez pas à nous appeler au 01 53 69 44 30

  • les lundi, mercredi, jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h,
  • le mardi de 14h à 18h
  • et le vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

  • Adrien : Ma psychiatre m’a demandé de reprendre mon travail alors que je ne m’en sens pas la force. Que faire ?

    Votre psychiatre vous connaît certainement bien pour vous faire une telle invitation avec autorité. Avez-vous pu lui demander quelles étaient ses motivations ? Voyez l’indication de votre psychiatre comme un conseil. Elle ne souhaite certainement pas vous mettre en danger. Elle est là pour vous encourager, pour construire avec vous votre projet

    Vous ne vous sentez pas assez fort pour travailler. Pouvez-vous adapter votre travail à votre fragilité et réfléchir à ce qui vous semble le plus difficile ? Si des peurs vous habitent ou que des expériences douloureuses vous freinent, confiez-les à votre psychiatre pour qu'elle s'ajuste si besoin.

    Est-ce la première fois que vous avez cessé de travailler à cause de votre maladie ? Vous n’avez certainement pas perdu toutes vos capacités et vos talents .Appuyez-vous sur ce que vous avez déjà réussi et réfléchissez avec votre psychiatre et avec ceux pour qui vous travaillez afin que ce retour à l’emploi se fasse dans les meilleures conditions possibles.

    Instaurez du dialogue avec les différentes personnes qui vous accompagnent, la confiance et l'ambition qu’elles ont en vous pourraient être contagieuses !

  • Elena : Le très lourd handicap de mon père a puisé toute l’énergie de ma mère, et aussi la mienne. J’ai le sentiment d’être devenue adulte trop tôt et d’être déjà fatiguée et usée.

    Chère Elena, derrière votre fatigue et votre usure prématurées, j’entends comme une colère sourde.

    La colère de n’avoir peut-être pas eu le choix mais d’avoir été privée d’une enfance légère.

    La colère d’avoir accepté de vous donner sans discuter certes mais d’être allée au-delà de ce que vous pouviez faire par amour filial.

    Vous souffrez de la situation de vos parents et comme tout enfant vous aimeriez pouvoir vous appuyer sur eux au lieu de l’inverse. Cela est légitime. Ne craignez pas de l’exprimer.

    Cela ne vous empêche pas non plus d’être consciente de la souffrance de chacun d’eux dans ce qu’ils vivent que ce soit dans l’acceptation du handicap ou dans le service à l’autre.

    Ils vivent de leur mieux dans un don choisi l’un envers l’autre.

    Alors que de votre côté ce don de vous-mêmes est parfois ressenti comme un poids, une injustice, une obligation.

    Mettre des mots sur ce que vous vivez est important.

    Echanger avec d’autres peut aider à se sentir moins seule.

    Pour cela vous pouvez rejoindre le 18 novembre prochain sur Paris le groupe des personnes ayant grandi avec un parent handicapé.

    Ce sera une journée de topos, d’ateliers, de temps de réflexions etc...

    Vous pouvez aussi prendre contact directement avec l’équipe Ecoute-Conseil pour en parler.

    Pour plus de renseignements n’hésitez pas à appeler l’OCH au 01 53 69 44 30

     

     

     

  • Hortense : Mon fils Roland a 28 ans, il est trisomique avec une grande autonomie, il lit, voyage seul, travaille en ESAT. Malheureusement il a très peu d’amis et se retrouve souvent bien seul. Comment l’aider à se faire des amis ?

    Ce sujet de l’amitié est un sujet sensible pour beaucoup de personnes handicapées. Et particulièrement lorsque le handicap est ce qu’on appelle « léger », c'est-à-dire qu’il permet une autonomie suffisante pour faire beaucoup de choses mais amène la personne à se sentir dans un « entre-deux » : difficile de se retrouver avec des personnes plus handicapées et le milieu dit « ordinaire » a du mal à faire de la place à la différence…

    Dans la région parisienne a été monté un petit groupe Jeunesse Amitié, pour des personnes éprouvant un peu la même difficulté que votre fils, qui se retrouve une fois par mois pour vivre ensemble une activité et un temps d’amitié. Peut-être qu’en contactant quelques associations dans votre région (l’Adapei, l’Apajh …) vous pourriez voir déjà ce qui existe et éventuellement proposer la création d’un tel groupe ?

    D’autre part, avez-vous pensé à joindre la communauté Foi et Lumière qui se trouve près de chez vous ? C’est aussi un beau lieu de convivialité entre personnes handicapées et amis que Roland pourrait retrouver avec plaisir.

    Une autre solution est celle des vacances, il existe un certain nombre de séjours et notamment je pense à « Vacances, Détente, Loisirs », qui organise deux fois par an des séjours pour des personnes ayant une déficience mentale légère. C’est aussi l’occasion de se faire des amis avec qui il serait possible de rester en contact par la suite. Ce qui semble difficile durant l’année parce que vous êtes dans un endroit un peu isolé peut être possible pendant les vacances et aider à ce que l’année qui suit soit plus animée et plus riche de relations.

     

  • Christian : Ma femme est malade, elle monte les enfants contre moi, comment apaiser cette situation ?

    La souffrance de votre femme agit un peu comme une vague qui déferle au sein de la famille et touche chacun en fonction de ce qu’il est et de ce qu’il vit. Ce que vous ressentez est peut-être la conséquence de la crainte éprouvée par votre épouse de voir ses enfants s’éloigner d’elle du fait de sa maladie et par contrecoup le désir conscient ou non de les garder pour elle, pour elle seule, par tous les moyens possible. Ce qui provoque ce que vous exprimez : le fait qu’elle les monte contre vous. En avez-vous parlé avec vos enfants ? Ressentent-ils la même chose que vous ? Peut-être sont-ils à même de prendre du recul et de faire la part des choses. Mais peut-être aussi vous faut-il être patient et confiant et attendre qu’ils aient la maturité suffisante pour discerner entre ce qui relève de l’amour vrai d’une mère et ce qui relève de la manipulation. La sérénité ne pourra retrouver sa place que si la confiance entre vous demeure et si l’espérance que la situation peut changer habite chacun des cœurs.