Edito

Du répit !

A l’heure où j’écris ces lignes, la vague épidémique semble bien derrière nous, et c’est heureux, pour notre liberté, pour nos relations, pour la vie même. Mais pour beaucoup, les séquelles sont encore bien présentes. L’angoisse, la fatigue, les séparations, ont laissé des traces. Derrière nos masques, nos visages ont la marque, qui de l’épuisement, qui du stress de l’avenir, qui du deuil et du chagrin. Dans ce contexte, les vacances qui arrivent pourront-elles être une vraie respiration ? Mieux encore, permettront-elles de retrouver l’énergie perdue entre les murs du handicap et du confinement additionnés ? Chacun le souhaite, l’espère.

Un secours est toujours disponible et jamais trop loin : la nature.

Pour beaucoup de ceux qu’on appelle les « aidants », le répit est une urgence dont nous devons avoir collectivement conscience, et il faudra que les pouvoirs publics s’emparent plus fortement de ce sujet en proposant des solutions au plus près des personnes. D’autant qu’en cet été « post-traumatique », le ressourcement ne pourra guère être trouvé dans les habituels festivals, sessions spirituelles, et autres pèlerinages, souvent annulés, qui donnent tant d’élan avant d’affronter une nouvelle année. Encore une fois, il nous faut nous adapter, accepter des renoncements, tirer le meilleur parti de ce qui est possible, en famille ou entre amis.
Toutefois, un secours est toujours disponible et jamais trop loin : la nature. Elle qui n’a pas cessé de travailler tout ce printemps sous nos yeux devenus attentifs, offre en été une plénitude qui ne lasse pas. L’eau des sources, la générosité du soleil et les fruits abondants sont autant de cadeaux à saisir, comme des reflets de Dieu à contempler. Par elle, avec elle, nous nous sentons vivants. Oui, cet été, laissons la nature et son Créateur prendre soin de nous !

Cyril Douillet

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