Face à la tristesse de son frère en institution.

Aubin : Depuis la rentrée, je sens que mon frère dont je suis le tuteur n’est pas heureux dans son institution. Je le trouve triste, il ne parle plus de ses amis-résidents, ne fait plus de projet… Comment en parler à l’institution alors même que je n’ai pas d’autres établissements en vue ?

Si vous voyez régulièrement votre frère, vous êtes tout à fait légitime pour informer les acteurs de l’institution des changements d’humeur ou de comportement de votre frère.  L’idée n’étant pas, dans un premier temps, de rendre l’institution responsable mais de partager ce que vous ressentez et ce que vous observez. Peut-être que l’institution aura des observations communes. Tentez de savoir comment votre frère se comporte pendant la semaine, les activités auxquelles il participe, les changements qu’il a dû affronter : éducateurs, résidents, activités … les changements peuvent avoir un impact sur son humeur surtout s’ils ont été peu préparés. En discutant avec les éducateurs (et en particulier avec le référent de votre frère), vous leur montrez l’intérêt que vous portez à ce qu’ils font. La vie de votre frère se passe aujourd’hui dans cette institution mais vous faites aussi partie de sa vie et sans doute, d’autres personnes encore.

Dans cette discussion, n’oubliez pas d’inclure votre frère, il peut avoir des choses à dire quant à son avenir. C’est aussi l’occasion de re-visiter son projet de vie. Il n’est pas figé mais à construire en fonction des évènements.

Donnez-vous la possibilité d’en parler à son médecin pour ne pas passer à côté de maux que votre frère n’aurait pas su dire ou d’un coup de déprime. Le changer d’établissement me semble prématuré.

Votre frère risquerait de penser que dès qu’il y a des soucis, il faut fuir. Il est confronté à des moments difficiles. Il a besoin d’un accompagnement rapproché pour améliorer sa vie, mais il pourrait sortir grandi d’une période difficile qu’il a réussi à traverser. Gardez confiance en ses ressources !