Le confinement + ma fille autiste, c'est épuisant !

Romane : Je suis maman d’une petite fille Louise autiste de 6 ans, cette période de confinement, sans soutien, est très difficile pour moi. Je me sens épuisée et ne sais comment je vais tenir...

Ce temps de confinement est une vraie épreuve pour beaucoup d’entre nous, mais oh combien plus difficile pour les parents d’un enfant différent, à qu'il est difficile d'expliquer ce qui se passe, avec ce que cela implique dans les changements de repères pour l’enfant.
Il y a dans notre vie ce qui dépend de nous et ce sur quoi nous n’avons aucun pouvoir. Cet enfermement dans notre lieu de vie est une contrainte extérieure avec laquelle il faut composer aujourd’hui et trouver comment vivre au mieux ce temps.

D’abord, pour nous tous, il est important de trouver un cadre et des repères dans ce quotidien nouveau, et c’est important aussi pour Louise d’organiser et de planifier vos journées.
Quels repères peuvent être possibles pour vous, à des horaires prévus ?
un temps de promenade, un temps de gymnastique ensemble, un temps d’activité, un temps de jeux , un appel à un proche...Etc...

Une personne me racontait qu’elle avait mis en place un rituel du matin : avant de quitter la salle de bains, elle se regarde dans le miroir, se souhaite une bonne journée et se donne 3 objectifs pour la journée (par exemple, : contempler la nature, garder le sourire, faire preuve de patience...) D’autre part, je peux imaginer que pour beaucoup de parents, ce qui manque, c’est des temps de silence et de ressourcement, avec la présence des enfants à 100%.

Je vous propose de chercher quel petit moment serait nécessaire pour vous, afin de vous nourrir et vous donner des forces pour continuer le chemin. Une fois que ce temps est défini, pouvez- vous mettre en place pour Louise, une activité qu’elle aime, qu’elle peut faire seule, en lui exprimant votre besoin d’un temps solitaire pour chacune, avec le plaisir de se retrouver ensuite. Peut être mettre de la musique en fond pour habiter le silence si besoin.

Ou alors se lever un peu plus tôt pour avoir ce temps avant le réveil de Louise ?
Enfin, quelques petites pistes que l’on peut mettre en oeuvre chacun au quotidien : quand le moral flanche, que la fatigue se fait trop grande, positiver ce que l’on vit en se disant qu’on a de la chance de ne pas être malade. Et peut être aussi changer notre regard sur les tâches du quotidien, se réjouir de préparer un petit plat, rire avec son enfant au moment du bain, que tous ces temps que l’on fait un peu mécaniquement en temps ordinaire, prennent du relief parce que l’on choisit de les goûter d’une manière particulière.
ET n’hésitez pas à user du service Ecoute et Conseil de l’OCH pour déposer, être entendue et reprendre du courage.