Mes amis s’éloignent

Geneviève : Depuis mon accident, mes amis se font rares. J’ai peur de la solitude…

Quelle réalité difficile à accepter. Alors qu’on aurait besoin de soutien, les amis se dispersent et la solitude se fait sentir.

Au-delà d’un manque d’ouverture de certaines personnes, on observe que la maladie, le handicap fait si peur qu’on préfère s’en éloigner pour qu’elle ne nous touche pas. S’en éloigner jusqu’à en perdre des connaissances amicales. Cette peur est souvent liée à l’inconnu. Peur de ne pas avoir les bons gestes, les bons mots, peur de blesser, peur d’être envahi par ses propres réactions… il peut falloir un peu de temps pour apprivoiser le handicap et oublier que derrière ce handicap, il y a toujours une personne, l’amie. Cela demande, de votre part, de la patience, d'expliquer à vos amis sur ce que vous pouvez faire ou ne pas faire, et de l’humilité pour accepter des remarques mal venues

Toutes les personnes ne cherchent pas à dépasser ces peurs. Certaines fuient. Mais une conversion du cœur peut transformer une personne et la rendre ouverte aux autres.

Parfois aussi, pour faciliter les relations, les amis ont besoin de connaitre vos besoins et d’être encouragés. N’hésitez pas à leur dire ce qui vous ferait plaisir et à développer avec eux votre humour, votre joie, votre souci des autres.

Cet accident vous obligera certainement à aller davantage vers les autres. Vous rencontrerez peut-être d’autres personnes pour qui la fragilité ou la différence n’est pas un problème. Osez d'autres rencontres ! Avez-vous déjà fait de nouvelles connaissances ? Souhaiteriez-vous élargir votre cercle d’amis ? Etes-vous prête à rencontrer d’autres personnes accidentées pour échanger ? L’OCH et d'autres associations, organisent des rencontres, vous êtes invitée. Vous pourrez partager votre expérience et vos sentiments face aux difficultés de la vie ou juste discuter.