Parler du handicap à son fils ?

Pierre : Pensez-vous que mon fils, 13 ans, handicapé mental a vraiment conscience de son handicap ? Comment lui en parler ? je n’y arrive pas.

Difficile de généraliser. Il me semble que, le plus souvent, les personnes handicapées mentales ont une conscience de leur handicap et de leurs difficultés. Certaines peuvent en parler avec beaucoup de maturité.

Parler du handicap n’est pas blessant et ne rend pas le handicap plus présent. Parler du handicap à la personne concernée, c’est raconter son histoire, d’où elle vient, le chemin qu’elle a parcouru, les professionnels qu’elle a rencontrés, les questions que vous vous êtes posées …

Parler du handicap peut permettre des ajustements dans les relations et dans l’éducation, apaiser la personne concernée. Mais si vous vous posez la question, c’est sans doute que vous êtes convaincu de l’importance !

Quand vous dites que vous n’arrivez pas à en parler, quelles difficultés rencontrez-vous ? Quelles peurs vous traversent ? Qu’est ce qui vous donnerait de l’élan, de l’audace ou de la sécurité ? N’hésitez pas à demander l’aide d’un tiers qui s’adressera à lui avec vous. Il sera là pour faire circuler la parole, pour faire émerger les questions, pour apaiser les émotions bien normales.

Peut-être que vous avez repéré des occasions ou des moyens plus propices aux échanges avec votre fils : pendant une marche ensemble, au cours d’un jeu … ou à la suite de la lecture d’un livre ou du visionnage d’un film qui aborde la question des différences … ou encore en  regardant les albums de photos de famille. Là encore une histoire peut se dire et être reprise. N’ayez pas peur de vous tromper ou de ne pas être compris, c’est en plusieurs fois que les mots vont venir.

Si vous souhaitez vous enrichir de l’expérience de d’autres pères, pensez aux rando des papas (le 5 octobre prochain) organisé par l’OCH ou au WE des pères !