Vie spirituelle écoutée ?

Daniel : Comment être certain que dans l’institution que rejoindra mon fils devenu adulte, on prendra soin de sa vie spirituelle ?

Lorsque vous rencontrez les directeurs des institutions, autorisez-vous à parler de la vie spirituelle de votre fils s’il ne peut pas le faire ou n’ose pas le faire lui-même. N’hésitez pas à poser des questions.  Les institutions sont assez inégales et très peu affirment leur appartenance à une famille spirituelle ou notifient cette volonté d’accompagner les personnes dans leur vie spirituelle. Lire les statuts ou la charte de l’institution peut vous éclairer. Il me semble que certaines initiatives sont encourageantes. Beaucoup d’institutions ne proposent rien dans leurs locaux mais permettent aux résidents de faire partie d’une association ou d’une communauté qui nourrira leur vie spirituelle : groupe de prière, foi et lumière, ABIIF, ABO …. Chaque année plusieurs assistantes sociales ou éducatrices appellent le service « Ecoute-Conseil » de l’OCH pour savoir s’il existe des pèlerinages qui pourraient accueillir un résident de leur institution alors même que ces professionnelles ne le demanderaient pas pour elles-mêmes. Une institution qui accueille volontiers des bénévoles pour permettre aux résidents de sortir et d’avoir des activités extérieures montre une certaine ouverture. Les bénévoles peuvent accompagner les résidents à des activités spirituelles. Si l’institution est au milieu de la ville, il est toujours intéressant de questionner le directeur sur les liens de l’institution avec la paroisse d’à côté, la pastorale de la santé …

Pour nourrir sa vie spirituelle, chacun a des exigences différentes, prenez le temps de poser les vôtres, ce qui serait vital pour votre fils, puis osez en parler avec les acteurs de l’établissement.

Quelles sont les personnes (famille, parrains, tuteur, amis …) qui pourront rester vigilants à cette question afin que vous ne la portiez pas seul ? Entourez-vous dès maintenant de personnes de confiance et fidèles à votre fils. En donnant à votre fils une éducation chrétienne, l’accès aux sacrements, un goût pour la prière, vous avez semé quelque chose qui vous dépasse. Le coin prière installé dans la chambre lui rappellera ce qu’il a reçu.

Avec sa soif, votre fils guidera ceux qui l’accompagneront.