Vous nous écrivez

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Vous êtes concernés par la maladie ou le handicap,
le service Écoute - Conseil de l’OCH répond à vos questions.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de questions et leurs réponses.

Si vous souhaitez poser une question, cliquez ici,

N'hésitez pas à nous appeler au 01 53 69 44 30

  • les lundi, mercredi, jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h,
  • le mardi de 14h à 18h
  • et le vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

  • Daniel : Comment être certain que dans l’institution que rejoindra mon fils devenu adulte, on prendra soin de sa vie spirituelle ?

    Lorsque vous rencontrez les directeurs des institutions, autorisez-vous à parler de la vie spirituelle de votre fils s’il ne peut pas le faire ou n’ose pas le faire lui-même. N’hésitez pas à poser des questions.  Les institutions sont assez inégales et très peu affirment leur appartenance à une famille spirituelle ou notifient cette volonté d’accompagner les personnes dans leur vie spirituelle. Lire les statuts ou la charte de l’institution peut vous éclairer. Il me semble que certaines initiatives sont encourageantes. Beaucoup d’institutions ne proposent rien dans leurs locaux mais permettent aux résidents de faire partie d’une association ou d’une communauté qui nourrira leur vie spirituelle : groupe de prière, foi et lumière, ABIIF, ABO …. Chaque année plusieurs assistantes sociales ou éducatrices appellent le service « Ecoute-Conseil » de l’OCH pour savoir s’il existe des pèlerinages qui pourraient accueillir un résident de leur institution alors même que ces professionnelles ne le demanderaient pas pour elles-mêmes. Une institution qui accueille volontiers des bénévoles pour permettre aux résidents de sortir et d’avoir des activités extérieures montre une certaine ouverture. Les bénévoles peuvent accompagner les résidents à des activités spirituelles. Si l’institution est au milieu de la ville, il est toujours intéressant de questionner le directeur sur les liens de l’institution avec la paroisse d’à côté, la pastorale de la santé …

    Pour nourrir sa vie spirituelle, chacun a des exigences différentes, prenez le temps de poser les vôtres, ce qui serait vital pour votre fils, puis osez en parler avec les acteurs de l’établissement.

    Quelles sont les personnes (famille, parrains, tuteur, amis …) qui pourront rester vigilants à cette question afin que vous ne la portiez pas seul ? Entourez-vous dès maintenant de personnes de confiance et fidèles à votre fils. En donnant à votre fils une éducation chrétienne, l’accès aux sacrements, un goût pour la prière, vous avez semé quelque chose qui vous dépasse. Le coin prière installé dans la chambre lui rappellera ce qu’il a reçu.

    Avec sa soif, votre fils guidera ceux qui l’accompagneront.

  • Gabrielle : Depuis quelques mois je me réjouissais d’avoir tissé de vrais liens d’amitié avec une personne. Malheureusement la situation s’est dégradée jusqu’à devenir malsaine, violente. Je ne comprends pas et je me sens complètement rejetée. Malgré tout je n’arrive pas à renoncer à ce lien.

    L’amitié est une perle rare qui procure, comme vous le dites, un vrai sentiment de joie, de bonheur, de bien-être. L’amitié peut aussi se révéler fragile lorsque chacun lui donne un poids différent, une importance inégale.

    Quelle était votre attente dans cette relation ? Et, connaissiez-vous l’attente de « l’ami(e) » ?

    Lorsque tout va très vite, trop vite dans la rencontre, on réalise parfois trop tard et à ses dépens que l’on a beaucoup donné et qu’en face l’autre a trop pris sans beaucoup donner en retour.

    Vous souffrez et en même temps vous ne souhaitez pas rompre ce lien.

    Qu’est-ce qui vous retient ? vous sentez-vous pleinement libre dans ce choix ? Y trouvez-vous une réponse à votre désir d’amitié ?

    Je vous invite néanmoins à la prudence.

    Si vous souhaitez échanger plus longuement, n’hésitez pas et appelez-nous au service Ecoute-Conseil de l’OCH

  • Geneviève : Depuis mon accident, mes amis se font rares. J’ai peur de la solitude…

    Quelle réalité difficile à accepter. Alors qu’on aurait besoin de soutien, les amis se dispersent et la solitude se fait sentir.

    Au-delà d’un manque d’ouverture de certaines personnes, on observe que la maladie, le handicap fait si peur qu’on préfère s’en éloigner pour qu’elle ne nous touche pas. S’en éloigner jusqu’à en perdre des connaissances amicales. Cette peur est souvent liée à l’inconnu. Peur de ne pas avoir les bons gestes, les bons mots, peur de blesser, peur d’être envahi par ses propres réactions… il peut falloir un peu de temps pour apprivoiser le handicap et oublier que derrière ce handicap, il y a toujours une personne, l’amie. Cela demande, de votre part, de la patience, d'expliquer à vos amis sur ce que vous pouvez faire ou ne pas faire, et de l’humilité pour accepter des remarques mal venues

    Toutes les personnes ne cherchent pas à dépasser ces peurs. Certaines fuient. Mais une conversion du cœur peut transformer une personne et la rendre ouverte aux autres.

    Parfois aussi, pour faciliter les relations, les amis ont besoin de connaitre vos besoins et d’être encouragés. N’hésitez pas à leur dire ce qui vous ferait plaisir et à développer avec eux votre humour, votre joie, votre souci des autres.

    Cet accident vous obligera certainement à aller davantage vers les autres. Vous rencontrerez peut-être d’autres personnes pour qui la fragilité ou la différence n’est pas un problème. Osez d'autres rencontres ! Avez-vous déjà fait de nouvelles connaissances ? Souhaiteriez-vous élargir votre cercle d’amis ? Etes-vous prête à rencontrer d’autres personnes accidentées pour échanger ? L’OCH et d'autres associations, organisent des rencontres, vous êtes invitée. Vous pourrez partager votre expérience et vos sentiments face aux difficultés de la vie ou juste discuter.

     

  • Sophie : Mon fils ne veut pas que son petit frère trisomique (en admiration devant son grand frère) assiste à sa compétition de foot, de même qu'il ne veut plus inviter d'amis à la maison. Il a honte de son frère...

    Avoir un frère ou une sœur handicapée génère beaucoup de sentiments chez les enfants. Ce sentiment de honte dont vous parlez est partagé par un certain nombre d'enfants. Cela ne veut pas dire qu’il n’aime pas son petit frère. Mais le regard que l’on porte sur son frère le blesse et lui fait mal (peut-être justement parce qu’il l’aime). Comment aider votre fils ? D’abord en lui permettant d’exprimer les sentiments qui le traversent, quels qu’ils soient. Il a le droit d’avoir honte, d’en avoir marre, de trouver que l’on ne s’occupe que de son frère etc … Pour l’enfant, c’est parfois difficile d’exprimer ce qu’il ressent dans sa famille, il a peur de rajouter de la souffrance et de faire mal à ses parents. Mais c’est pourtant essentiel qu’il puisse accueillir ce qui l’habite pour aller au-delà et le vivre autrement. Permettre la parole dans la famille, et si cela semble trop difficile, lui permettre de participer à un groupe de frères et sœurs (le parcours OCH par exemple) afin de pouvoir s’exprimer et de constater que les autres enfants vivent aussi la même chose… Et voir ensuite ce qui l’aiderait à se sentir plus à l’aise vis-à-vis de ses amis comme par exemple pouvoir leur parler du handicap de son frère pour que ses amis acceptent la différence. L’OCH intervient régulièrement dans des écoles, collègues, lycées pour permettre aux enfants d’appréhender le handicap, de mieux comprendre et d’aller à la rencontre de la personne handicapée avec moins de barrières.