Un an de pontificat : les paroles de Léon XIV qui inspirent l’OCH

Dans cette chronique sur Radio Notre-Dame, Florence Gros revient sur la première année du pontificat de Léon XIV et partage les paroles du pape qui nourrissent la mission de la Fondation OCH auprès des personnes fragilisées par le handicap et la souffrance psychique.

Pierre-Hugues : Il y a un an, le 8 mai, le pape Léon XIV était élu à la tête de notre Église. Vous souhaitez revenir sur cette année de pontificat.

Le 8 mai 2025, nous découvrions notre nouveau pape et, personnellement, il m’a fallu un peu de temps pour saisir la direction de son pontificat, même si ses premiers mots de paix m’ont tout de suite conquise. A l’OCH, nous avions été rejoints par le Pape François, proche des plus exclus. Son appel à développer le magistère de la fragilité nous avait donné un nouvel élan. Nous partagions sa conviction que toute personne avec un handicap a quelque chose à donner à notre Église. Après le pape François, c’est le temps de Léon XIV qui a beaucoup pris la parole depuis un an. Il s’est adressé à une Église aux visages multiples et il a déjà bien voyagé. Je n’ai donc pas l’ambition de faire un résumé d’une année de pontificat si riche mais je voudrais vous partager quelques citations qui m’ont personnellement touchée pour la mission de l’OCH.

Pierre-Hugues : L’exhortation du pape Dilexi te est riche pour l’OCH.

En effet Pierre-Hugues. Avant cette exhortation lors d’une audience, le pape a dit et je le cite : « Dans le voyage de la vie, il y a des moments où tout garder à l’intérieur peut nous consumer lentement. Jésus nous enseigne à ne pas avoir peur du cri, pourvu qu’il soit sincère, humble, orienté vers le Père. Un cri n’est jamais inutile s’il naît de l’amour. Et il n’est jamais ignoré s’il est confié à Dieu ». L’OCH entend beaucoup de cris de la part des personnes handicapées, des personnes avec des troubles psychiques, de leurs familles. Le handicap, la maladie psychique excluent et font souffrir. Par ces mots, le Pape nous invite à ne pas craindre de crier vers le Père, à ne pas étouffer nos maux. Et pour nous, OCH, c’est une invitation à continuer à accueillir les cris, surtout quand la personne qui crie a une relation difficile avec son Dieu. L’OCH veut prendre part à la souffrance des personnes et s’appuyer sur Dieu. C’est Lui qui sauve ! Plus tard le Pape dira : « Le témoignage de fraternité et de paix que l’amitié avec le Christ suscite en nous, nous lie les uns aux autres, nous poussant à nous engager ensemble, du bénévolat à la charité politique, pour construire de nouvelles conditions de vie pour tous ». Créer du lien, c’est une des missions de l’OCH. Le pape est très clair. Il s’adresse à tous mais je garde ces mots pour l’OCH. Créer des lieux fraternels où l’amour de Dieu est tangible est important.

Pierre-Hugues : Je me souviens du pape appelant les chrétiens à percevoir le lien fort qui existe entre l’amour du Christ et son appel à nous faire proches des pauvres.

Effectivement, et quand le pape parle du pauvre, je pense à tous ceux qui ne peuvent donner qu’eux-mêmes. Certaines personnes n’ont pas de mots, peu de moyens d’expression. Ils sont dépendants pour tous les gestes de la vie quotidienne. Aller à leur rencontre, c’est découvrir d’autres richesses et Dieu en eux. Le pape a aussi écrit : « Il est nécessaire que tous, nous nous laissions évangéliser par les pauvres, et que nous reconnaissions tous la mystérieuse sagesse que Dieu veut nous communiquer à travers eux ». Quand Léon XIV dit « nécessaire » et parle de « mystérieuse sagesse », il nous rappelle que de ne pas voir, ne pas entendre les personnes malades, pauvres, handicapées … c’est se couper de quelque chose de grand et d’essentiel. Et pour ceux qui sont dans la souffrance, le Pape dit « C’est un don à demander que de voir la certitude de Pâques dans chaque épreuve et de ne pas perdre courage ». En nous faisant proches de ceux qui souffrent, soyons des témoins de la résurrection et de l’amour de Jésus.       

RND mercredi 20 mai : un an de pontificat

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