Jeunes aidants
Alice : le voyage du pape commence à être loin. Après ces 4 jours que vous avez vécus avec intensité, quelle est l’actualité de la Fondation OCH en ce moment ?
L’OCH est encore dans la joie de tout ce qui a été vécu avec le pape. Le Saint Père nous a donné un véritable élan. L’actualité de l’OCH continue d’être intense. Nous sommes assez concentrés sur l’organisation de nombreux événements pour les aidants familiaux. Début octobre, nous avons donné l’occasion aux papas de se retrouver pour randonner ensemble tout en partageant leur joie, leurs difficultés et leurs questionnements. Le 14 novembre prochain, c’est l’après-midi des jeunes aidants. L’OCH invite tous les jeunes de 7 à 18 ans qui vivent avec un frère ou une sœur handicapée, ou qui grandissent avec un parent handicapé. Quand on parle handicap à l’OCH, on inclut les maladies invalidantes ou les troubles psychiques. Cette longue après-midi de 13h30 à 18h aura lieu à la maison Familya dans le 7ème arrondissement de Paris.
Alice : Que souhaitez-vous transmettre à ces jeunes pendant cette journée ? Avez-vous déjà un programme ?
Une belle équipe, en partenariat avec JADE et la Pause Brindille, y travaille. Ces deux associations ont une belle expertise avec les jeunes aidants. L’important, il me semble, quand on est confronté, si jeune, au handicap ou à la maladie d’un proche, c’est de ne pas rester seul, isolé et de rencontrer d’autres personnes qui ont une vie un peu similaire. Le sentiment de solitude est grand chez les jeunes aidants. Rencontrer des pairs est vivifiant. Donc, il y aura des ateliers créatifs, et des activités ludiques et sportives pour favoriser la rencontre et les échanges. Nino Cheyrou, footballeur professionnel qui a été l’aidant de sa maman, va témoigner et jouer au foot avec ceux qui le souhaitent. Nino a tout de suite répondu à notre proposition. Il va partager sa passion et ses talents. Par ailleurs, l’OCH n’imagine pas une journée pour les aidants sans leur donner la parole, sans qu’ils puissent témoigner de leur quotidien. La journée commencera donc par des témoignages avec Nino, Victoire qui grandit avec des parents malvoyants, Mayalen dont le papa a eu la maladie de Charcot. Son frère est devenu handicapé à la suite d’une maladie. Et enfin Héloïse témoignera de sa vie avec sa sœur autiste. Ces jeunes confrontés au handicap sont d’abord des jeunes pleins de vie. C’est de cela dont ils vont d’abord témoigner, de la façon dont ils construisent leur vie, des émotions qui les traversent, de leur foi, de leurs amis, des activités qui leur donnent de l’énergie, des personnes ressources qui les accompagnent … leur maturité et leur simplicité est assez édifiante. Leurs témoignages vont être très porteurs pour les participants.
Alice : Comment s’inscrire à cette journée ? Est-ce que les parents sont invités pour les plus jeunes aidants ?
Toutes les informations sont sur le site de l’OCH. Les inscriptions peuvent se faire sur le site. Mais si les participants veulent des informations supplémentaires, ils peuvent appeler l’OCH. Les parents ne sont pas invités à rester toute l’après-midi. Il y aura toute une équipe de professionnels et des bénévoles pour prendre soin de leurs enfants. C’est vraiment une journée entre jeunes aidants loin du regard des parents.
Alice : qui sont les professionnels ?
Ils sont psychologues, écoutants ou artistes pour la plupart. Pour les grands ados qui réfléchissent déjà à l’avenir de leur proche, Jeanne Mendelssohn, fondatrice d’un cabinet de conseil parlera des enjeux juridiques et financiers auxquels les personnes vulnérables et leurs aidants font face. Les propositions seront variées. Cette après-midi du 14 novembre promet d’être riche de rencontres.
Florence Gros sur KTO, le 21 octobre 2026