Deux confinements, c’est trop !

Une femme désemparée en train de réfléchir, accoudée à son canapé

Bérengère : Un confinement, c’est dur. Deux confinements, c’est trop ! Les diverses mesures me pèsent.

Avec votre interpellation, comment ne pas tomber dans le trop de conseils ! Prenez dans les lignes suivantes, ce qui vous semble ajusté à votre situation que je ne connais pas.

Quelques pistes pour réfléchir et avancer :

Au premier confinement, il y avait quelque chose d’exceptionnel. Le sentiment de sidération nous a un peu protégé. Nous avons accepté de déployer de l’énergie pour répondre à un état d’urgence. C’était un peu comme un sprint. Nous avons concentré nos efforts pour travailler à quelque chose de collectif. Avec le deuxième confinement et ces restrictions qui durent, nous devons transformer notre sprint en marathon alors même que nous sommes dans l’hiver (la fatigue est souvent plus grande). Votre cri « c’est trop » est bien normal ! Je vous invite à l’accueillir avec beaucoup de bienveillance envers vous-même. 

Votre cri « c’est trop » est bien normal ! Je vous invite à l’accueillir avec beaucoup de bienveillance envers vous-même. 

Le « trop » recouvre de nombreuses réalités. Trop de solitude, trop peu de relations sociales et ecclésiales, trop d’informations contradictoires, trop d’adaptations, trop d’insécurité ambiante, trop de morosité, trop de peur ou d’émotions diverses à gérer, Trop … Peut-être pourriez-vous vous arrêter à ce « trop » pour mieux saisir ce qui vous est le plus difficile à porter. Quand on est submergé par le trop, on peut se sentir menacé et avoir une vision déformée du monde qui nous entoure. C’est pourquoi, il peut être nécessaire de déposer à une personne extérieure ressentis et réalité du quotidien.

Peut-être aussi faut-il vous entourer de bienveillance, de douceur, de gratitude. Relevez ce qui vous donne chaque jour de la joie par exemple, contactez une personne qui vous écoute, regardez dans la nature aussi hivernale soit-elle, sa beauté, et pourquoi pas participer à des actions positives comme déposer un mot dans la boite aux lettres du voisin… Cela demande de faire un petit pas de côté. Par exemple : « La situation est objectivement difficile. Elle impacte ma vie. Je peux regarder cette situation et y faire cohabiter des choses agréables pour la rendre supportable ». 

Depuis le deuxième confinement, les réactions ont été multiples et clivantes. Cela peut participer au trop. Trop de réactions, trop de violence. Pour y faire face, on peut choisir de participer avec mesure à ces réactions en chaine sans mettre de l’huile sur le feu par exemple ou en évitant de juger trop facilement …

Dans ce trop, vous reste-t-il de la place pour l’audace et l’Espérance ? Dans l’audace, je me mets en mouvement, je change un peu de regard et de pensée, je mets de l’humour. Dans l’Espérance, je crois que la vie va jaillir là où je ne l’attendais pas ! 

L’équipe « Ecoute&conseil » vous souhaite de trouver ces petites semences de vie tout au long de ce confinement et de cette année 2021 qui commence. Elle reste à votre disposition pour un échange plus proche de votre situation personnelle.

Décembre-janvier 2020

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